A - B - C - D - E - F - G - H - I - J - K - L - M - N - O - P - Q - R - S - T - U - V - W - X - Y - Z
- S -
Sable
Ensemble de grains provenant de la désagrégation de roches et dont moins de 35 % des grains ont une taille inférieure à 80 µm. On distingue des sables « grossiers » (plus de 50 % entre 0,6 et 2 mm), des sables moyens (plus de 50 % entre 0,2 et 0,6 mm) et des sables fins ou sablons (plus de 50 % entre 0,08 et 0,2 mm).
SAGE
Schéma d'aménagement et de gestion des eaux
Document de planification fixant, pour un périmètre hydrographique cohérent, des objectifs généraux d'utilisation, de mise en valeur, de protection quantitative et qualitative de la ressource en eau. Le SAGE est établi par une Commission Locale de l'Eau et est approuvé par le préfet. Il est doté d'une portée juridique car les décisions dans le domaine de l'eau doivent être compatibles avec ses dispositions. Les SAGE doivent eux-mêmes être compatible avec le SDAGE.
Salinité
Concentration de sel dans l'eau en gramme par litre ou densité.
Salissures
Eléments (vivants ou non) adhérant à une surface comme celle de la coque d'un navire.
Biosalissures = salissures d'origine vivante.
Salmoniculture
Elevage des salmonidés (truites et saumons surtout). Cet élevage peut avoir lieu soit en eau douce, soit en eau de mer.
SAMO
Surface Amendée en Matière Organique.
Surface agricole recevant réellement des déjections.
SATEA 29
Service d'Assistance Technique à l'Eau et à l'Assainissement. Service du Conseil Général du Finistère dédié au soutien technique des collectivités pour l'eau et l'assainissement.
SAU
Surface Agricole Utile.
La surface agricole utile (SAU) est un concept statistique destiné à évaluer le territoire consacré à la production agricole. La SAU est composée de : terres arables (grande culture, cultures maraîchères, prairies artificielles...), surfaces toujours en herbe (prairies permanentes, alpages), cultures pérennes (vignes, vergers...).
Elle n'inclut pas les bois et forêts. Elle comprend en revanche les surfaces en jachère, c'est-à-dire les terres retirées de la production (gel des terres) Ces terres sont comprises dans les terres arables.
SAUE
Surface Agricole Utile Epandable.
Part de la SAU susceptible de recevoir des déjections animales (syn. Surface Potentiellement Epandable, SPE).
Saumâtre
Qualifie une eau constituée d'un mélange d'eau douce et d'eau de mer. Sa salinité peut être variable, mais est le plus souvent assez basse.
Schéma
Document administratif comportant, comme élément essentiel, un document graphique figurant la répartition spatiale approximative des dispositions réglementaires édictées.
A la différence du plan, le schéma ne délimite pas rigoureusement les affectations spatiales, mais n'en fournit que les grandes lignes.
Il doit donc être complété par des plans ; mais les décisions qu'il contient s'imposent à ceux qui élaborent les plans.
Schéma d'assainissement
Ensemble des plans et textes qui décrivent l'organisation physique des équipements d'assainissement d'une collectivité (réseaux et stations).
Schorre
Du Néerlandais schor : pré salé. Etage supralittoral des estrans vaseux (estuaires). Le schorre n'est recouvert par la mer que lors des marées de vives-eaux ou lors des tempêtes. En dehors des chenaux, s'y développe une végétation basse et continue susceptible de servir de pâturage (prés salés).
SDAGE.
Acronyme de « Schéma Directeur d'Aménagement et de Gestion des Eaux »
La loi sur l'eau du 3 janvier 1992 a défini les principes d'une nouvelle politique de l'eau en affirmant que l'eau est un patrimoine commun dont la gestion équilibrée est d'intérêt général. La loi a mis en place des outils de planification décentralisée pour faciliter la mise en oeuvre de cette politique :
- les SDAGE, Schémas Directeurs d'Aménagement et de Gestion des Eaux, élaborés pour chacun des grands bassins hydrographiques français par les comités de bassin.
- les SAGE, élaborés à une échelle plus locale (bassin versant d'une rivière, système aquifère, etc...) et animés par une Commission Locale de l'Eau (CLE).
SDVP
Schéma départemental de vocation piscicole.
Document départemental d'orientation de l'action publique en matière de gestion et de préservation des milieux aquatiques et de la faune piscicole.
Il est approuvé par arrêt préfectoral après avis du Conseil Général.
Il dresse le bilan de l'état des cours d'eau et définit les objectifs et les actions prioritaires.
Sédiment
Les sédiments sont des dépôts, continentaux ou marins, qui proviennent de l'altération ou de la désagrégation des roches préexistantes et que transportent fleuves, glaciers ou vents.
Ils se déposent au fond des cours d'eau, des estuaires, où le courant est faible. Ils sont utilisés pour connaître la pollution historique. Ils stockent des substances chimiques.
Sédimentation
a) Technique de séparation par gravité, des particules de densité plus faible que celle de l'eau.
b) Ensemble des processus par lesquels les particules en suspension et en transit cessent de se déplacer et se déposent, devenant ainsi des sédiments.
Sédimentologie
Discipline qui étudie les caractéristiques, les processus de mise en place et la disposition des particules meubles soit pendant leurs déplacements, soit une fois déposées.
Sel
a) (général) corps chimique composé, né de la combinaison d'un acide et d'une base, ou de l'action d'un acide sur un métal ou un métalloïde.
b) sel marin ou sel de mer : chlorure de sodium et autres sels qui sont présents dans l'eau de mer ou, en alimentation humaine et après extraction, chlorure de sodium et certains seulement des sels associés tolérés par l'organisme humain. Les teneurs en sel dans une eau de mer de 35 °/oo de salinité sont les suivantes (en g/kg) :
- chlorure 19.353
- sodium 10.76
- sulfate 2.712
- magnésium 1.294
- calcium 0.413
- potassium 0.387
- bicarbonate 0.142
- bromure 0.067
- strontium 0.0080
- bore 0.0045
- fluorine 0.001
c) sels nutritifs (= nutriments) : voir nutriments.
d) sels minéraux : ensemble de tous les sels présents dans un milieu, qu'ils soient sous forme solide ou sous forme dissoute.
Sels minéraux
Ensemble des sels inorganiques présents dans un biotope terrestre ou aquatique c'est à dire selon le cas dans les sols, dans l'eau ou dans les sédiments superficiels.
SEPNB
Société pour l'Etude et la Protection de la Nature en Bretagne. Fondée en 1958 par des naturalistes, SEPNB (SEPNB-Bretagne vivante depuis 1998) est l'une des plus anciennes associations de défense de l'environnement de France.
SEQ-Eau
Système d'Evaluation de la Qualité des Eaux. Référentiel développé par les Agences de l'Eau et qui définit, en fonction d'usages donnés (vie biologique, production d'eau potable, usages récréatifs...), des classes d'aptitude du milieu à les satisfaire.
Sessile (organisme ...)
Organisme fixé sur le substrat.
Siccité
C'est la quantité de solide restant après un chauffage à 110°C pendant deux heures. Elle s'exprime généralement en pourcentage pondéral. A l'inverse, on parlera de Taux d'humidité.
SIG
Acronyme de « Système d'Informations Géographiques ».
Base de données géographiques et apparentées, relatives en général à un territoire déterminé, plus ou moins étendu. Elle est constituée de cartes géographiques géoréférencées et de noms de lieux.
C'est aussi un ensemble de principes, de méthodes, d'instruments et de données à référence spatiale, utilisé pour saisir, conserver, transformer, analyser, modéliser, simuler et cartographier les phénomènes et les processus distribués dans l'espace géographique. Les données sont analysées afin de produire l'information nécessaire pour aider les décideurs (Thériault 1992). Les informations sur les données sont nommées : métadonnées. Elles portent généralement sur l'historique des données, de leur mesure à leur saisie informatique, la précision de localisation, la précision des valeurs attributaires, la cohérence logique avec d'autres ensembles de données, l'exhaustivité qui concerne les problèmes de discontinuité des données dans le temps et l'espace.
Sillon
Voir cordon littoral.
SILURE
Réseau de mesure de l'évolution du niveau des nappes phréatiques dont les données sont intégrées à la base ADES du BRGM.
Site pollué
Site dont le sol ou le sous-sol ou les eaux souterraines ont été polluées par d'anciens dépôts de déchets ou l'infiltration de substances polluantes, cette pollution étant susceptible de provoquer une nuisance ou un risque pérenne pour les personnes ou l'environnement. Ces pollutions sont souvent dues à d'anciennes pratiques sommaires d'élimination des déchets, mais aussi à des fuites ou des épandages fortuits ou accidentels de produits chimiques.
Site SEVESO II
Site industriel présentant un risque potentiel très élevé pour l'environnement et la sécurité des biens et des personnes. Fait l'objet de contrôles accrus au titre de la réglementation sur les Installations Classées pour la Protection de l'Environnement (ICPE).
Slikke
Du Néerlandais slijk : boue. Etage médiolittoral des estrans vaseux (estuaires). Zone inondée à chaque marée, la slikke est une étendue de vase lisse et nue dont la partie supérieure est rarement colonisée par une végétation éparse.
SMED
Syndicat Mixte pour l'aménagement hydraulique de l'Elorn et de la rivière de Daoulas. EPCI pilote du programme BEP et chargé de l'animation du SAGE de l'Elorn, créé en 1976 pour la construction et la gestion hydraulique du barrage du Drennec.
Smolt
Juvénile de saumon de 14 à 15 cm, subissant un processus de transformation morphologique, physiologique et comportementale (la smoltification) qui le prépare à la vie en mer. Les smolts se rassemblent pour effectuer la dévalaison.
SNLE
Sous Marin Nucléaire Lanceur d'Engins.
Sols contaminés
Sols contenant des substances dangereuses d'origine exogène à des teneurs anormalement élevées, dépassant les niveaux de contamination seuils fixés dans la grille simplifiée d'évaluation des sites pollués fixée par le Ministère de l'Environnement. Le dépassement de ces seuils rend des investigations complémentaires souhaitables. Circulaire du Ministère de l'Environnement du 03/12/93 relative à la politique de réhabilitation et de traitement des sites et sols pollués.
SOT
Seuil d'Obligation de Traitement ou de Transfert. Quantité d'azote produite par exploitation, définie par le programme de résorption à l'échelle du canton et au-delà de laquelle une exploitation se trouve dans l'obligation de traiter ou de transférer tout ou partie des déjections produites par le cheptel.
Soutien d'étiage
Action d'augmenter le débit d'un cours d'eau en période d'étiage à partir d'un ouvrage hydraulique (barrage réservoir ou transfert par gravité ou par pompage...).
SPANC
Système Public d'Assainissement Non Collectif.
Instauré par la loi sur l'eau de 1992 et obligatoire à partir du 1er janvier 2006, il a la vocation de contrôler le bon état des assainissements autonomes.
SPE
Surface Potentiellement Epandable. Voir SAUE.
SRC
Section Régionale Conchylicole.
Sténohalin
Adjectif relatif aux espèces vivant exclusivement en eaux douces (par opposition à amphihalin).
STEP
STation d'EPuration.
Installation de traitement des eaux usées (effluents). Après dépollution, les eaux épurées sont rejetées au milieu naturel (rivière, mer).
STH
Surfaces Toujours en Herbe.
Stratification
Phénomène observable en milieu marin comme dans les lacs, se traduisant par l'existence de couches non mélangées d'eaux de caractéristiques physico-chimiques différentes : température, salinité, teneur en oxygène, concentrations en nutriments... .
Streptocoque
Bactéries de forme arrondie (= cocci) groupées en chaînette. Le genre Streptococcus comporte une trentaine d'espèces dont plusieurs sont pathogènes.
Des streptocoques non pathogènes sont utilisés comme ferments dans l'industrie laitière. Les streptocoques fécaux sont des hôtes normaux de l'intestin de l'homme et des animaux à sang chaud.
Leur recherche associée à celle des coliformes fécaux constitue un bon indice de contamination fécale. Ils témoignent d'une contamination d'origine fécale ancienne tandis que les coliformes fécaux témoignent d'une contamination d'origine fécale récente.
Stress
Action brutale sur un organisme (= agression) ou sur un écosystème (= perturbation).
Réponse d'un organisme aux facteurs d'agression physiologiques ou psychologiques (homme) ainsi qu'aux émotions qui nécessitent une adaptation.
Substances prioritaires
Ce sont des substances définies par la Directive Européenne 2000/60/CE du 23 octobre 2000 (annexe X) et dont il faut réduire progressivement les rejets, les émissions et les pertes dans un délai de 20 ans.
Parmi ces substances, certaines sont identifiées comme dangereuses prioritaires. Pour ces dernières, l'objectif fixé par la directive est un arrêt ou une suppression progressive des rejets et des pertes dans un délai de 20 ans.
Subtidal
Qualifie la zone située en-dessous de la zone de balancement des marées et ne découvrant donc jamais à marée basse.
Supralittoral
Etage du domaine benthique littoral ou se localisent les organismes qui supportent ou exigent une émersion continue. Les immersions véritables y sont exceptionnelles.
Il s'agit d'un étage où l'humectation se fait principalement par les embruns.
Supratidal
Syn. supralittoral.
Surcote maritime
Conjonction de conditions météorologiques défavorables (dépression, vents forts) et de la marée dont le résultat est une élévation locale du niveau de la mer supérieure à la cote théorique attendue (cote EPSHOM). Lorsque ce phénomène se produit dans un estuaire, comme celui de l'Elorn, il peut opposer un frein à l'écoulement du cours d'eau et induire localement des inondations.
Suspension
Mode de transport de particules solides dans un fluide caractérisé par le fait que la tendance des particules à descendre sous l'effet de la gravité est compensée par l'effet de la turbulence de ce fluide.
Ce mode de transport n'affecte efficacement que les particules ayant un diamètre inférieur à 80 microns.
Synclinorium
Vaste pli synclinal affecté de plis parallèle à plus faible rayon de courbure (ne s'emploie que pour des structures ayant des dimensions de l'ordre de ladizaine ou de la centaine de kilomètres).
Système d'assainissement
Ensemble des équipements de collecte et de traitement des eaux usées et pluviales. On entend ici par eaux usées celles qui sont issues des réseaux des collectivités auxquels peuvent être raccordées des industries ou des installations agricoles.
Décret 94-469 du 03/06/94.
Système séparatif
Système d'assainissement formé de deux réseaux distincts, l'un pour les eaux usées, l'autre pour les eaux pluviales. C'est un système usuel depuis les années 1970, le réseau d'eaux usées étant seul raccordé à la station d'épuration, le réseau d'eaux pluviales déversant les eaux généralement directement vers un cours d'eau.
Système unitaire
Système d'assainissement formé d'un réseau unique dans lequel les eaux usées et les eaux pluviales sont mélangées et dirigées vers la station d'épuration quand elle existe. Pendant les périodes pluvieuses, une partie du mélange (trop plein) peut être rejeté par les déversoirs d'orage.